jeudi 15 juillet 2010
Avant le départ…
Au cours de ma vie, j’ai participé à plusieurs échanges à l’extérieur de la province ou même à l’intérieur de d’autres pays. Je suis déjà au courant de la courbe de l’expatriation et du choc culturel vécu à l’étranger. Je participe donc à toutes les rencontres pré-départ organisées par l’université et je me renseigne beaucoup sur le Pérou afin d’amoindrir mon choc à l’étranger.
30 avril 2010
Mon arrivée…!
Les infrastructures de l’aéroport m’ont épatées pour un pays considéré comme étant pauvre. Les familles d’accueil nous attendaient à notre arrivée au Pérou. Dans mon cas, c’est le fils (Renzo) de ma famille accompagné de son épouse (Angie) qui sont venus me chercher parce que mes parents d’accueil sont trop âgés et ne peuvent conduire le soir. Mon arrivée n’a pas été trop éprouvante, car j’ai pu parler en anglais (langue que je connais très bien) avec Renzo et Angie dans l’auto sur le trajet en direction vers la maison. Ils m’ont informé de certaines choses concernant Lima. Ils m’ont dit qu’il n’y avait pas de Wal-Mart et que la chaîne de magasins Wong possédait des caractéristiques similaires à celles de Wal-Mart. Déjà en entendant le nom de ce nouveau magasin pour moi, je ne comprenais pas pourquoi il avait une sonorité aussi asiatique dans un pays où l’espagnol règne. Également, ils m’ont parlé des « CHIFA ». J’ai su que ce mot était utilisé pour désigner tout restaurant offrant de la nourriture asiatique, qu’il soit bas de gamme ou haut de gamme. On est finalement arrivé à la maison et j’ai pu rencontrer ma famille. Il y a eu le moment pour les salutations, je sentais déjà qu’ils étaient très affectueux et que le touché était très important pour eux parce qu’ils m’ont tout de suite enlacé et pris par le bras. Ce moment a été leur première intrusion dans mon espace personnel. Il était 2 heures du matin et ma mère d’accueil a quand même pris le temps de prendre des photos de moi avec eux. Ils m’ont ensuite fait visiter la maison et m’ont présenté ma chambre. Il y avait une belle pancarte sur la porte me souhaitant la bienvenue.
1er mai 2010
Ma première journée
La nuit a été difficile. Lorsque je me suis couchée, j’ai pu constater les bruits incessant de la ville, les klaxons, la musique des voisins juste sous ma fenêtre de chambre, les chiens qui jappent en plein milieu de la nuit, etc. J’ai vite compris que j’avais besoin de bouchons pour mieux dormir. Suite à la nuit plutôt courte que je viens de passer, je me sens un peu fatiguée, mais le beau soleil présent à l’extérieur est assez pour me rendre de bonne humeur. Je suis un peu mal à l’aise, je ne sais pas trop quoi dire à ma famille en me levant, je ne sais pas parler l’espagnol. Je prends donc mon courage à deux mains, je m’habille et je descends en bas pour affronter le deuxième contact avec ma famille. Tout se passe bien finalement, on parle par signe… Ils me montrent mon déjeuné sur la table de la cuisine. Après le repas, ils me montrent les clés de la voiture et me disent quelque chose en espagnol que je n’ai pas pu comprendre. Finalement ils essayaient de me dire qu’ils m’emmenaient au centre de Lima pour me montrer la Place des armes. En arrivant au centre de Lima, ma mère péruvienne laisse mon père péruvien et moi-même débarquer de la voiture, puis elle va la garer. Quel choc… mon père péruvien me prend la main et on commence à marcher pour se rapprocher du parlement pour le changement de garde. Il tient ma main comme ça jusqu’au moment où ma mère péruvienne parvient à nous retrouver. Plus tard, mes parents me disent encore quelque chose en espagnol que je ne comprends pas, ils se mettent à marcher, alors je les suis. Puis, on prend place dans un « combi », c’est ma première expérience dans ce mode de transport, alors je trouve ça très excitant. Finalement, le combi nous emmène sur le top d’une montagne jusqu’à la croix du Saint Christobal. Plus tard, on va manger au restaurent avec Renzo et Angie et après ces derniers viennent avec moi au centre commercial pour que je m’achète un cellulaire. Le trafic de Lima a été un des éléments qui m’a perturbé le plus au court de cette journée. Je ne comprenais pas comment ma mère péruvienne âgée pouvait arriver à manier son véhicule dans un trafic aussi infernal.
2 mai 2010
Deuxième Journée
À 9 heures du matin, la femme de ménage de la maison a été envoyée à ma chambre pour me réveiller. Je n’en croyais pas mes yeux. J’avais un besoin de sommeil intense et je me demandais si cette situation allait se reproduire à chaque matin de la fin de semaine. Il y avait de la visite d’Italie lorsque je suis descendue en bas. J’ai donc pris mon petit déjeuné avec eux. Je commence déjà à remarquer que ma famille ne mange aucun repas le soir pour le souper, leur dernier repas de la journée a lieu vers 3heures de l’après-midi. Déjà je me dis à moi-même que je vais perdre du poids ici à manger aussi peu. J’ai faim! Je suis un peu stressée pour la première semaine de cours, j’espère que tout va bien se passer.
3 mai 2010
Première journée de cours
L’école des langues qui nous accueille est très moderne, je suis très surprise de cela. Je me rends compte que j’avais beaucoup de préjugés sur le Pérou avant d’arriver. On a eu un test de classement. L’école semble démontrer un bon sens de l’organisation. Je crois être en plein dans la phase de lune de miel de la courbe de l’expatriation. Ma famille me plait, la ville est superbe, l’école surpasse mes attentes, le coût de la vie est bas donc je peux me permettre pleins de folies, etc. Tout est parfait pour l’instant, je sens que mon expérience péruvienne va être des plus enrichissantes!
4 mai 2010
Après la première semaine
Je crois déjà être dans la phase de la courbe du choc culturel. La visite d’Italie a resté à la maison une bonne partie de la semaine. Les petits enfants des gens d’Italie crient et courent dans la maison jusqu’à minuit le soir, c’est très difficile à accepter. Au cours d’une nuit, lorsque ces gens en visite avaient finalement quitté la maison, je me suis levée en plein milieu de la nuit pour aller me chercher quelque chose à manger dans la cuisine et je me suis rendue compte qu’il y avait un homme couché sur le sofa du salon. Il m’est totalement inconnu, il semblerait qu’il soit le frère de ma mère péruvienne. Un matin de la semaine, à mon réveille, j’ai été face à une fille totalement inconnue qui avait passée la nuit à la maison aussi, il semblerait qu’elle soit une amie de la famille. À chaque soir, il y a des gens différents qui passent à la maison pour rendre visite. Je réalise que ma famille d’accueille à un cercle d’amis et de connaissances très proche. C’est très différent pour moi.
7 mai 2010
La fête des mères
On nous avait dit que cette fête était très importante pour les péruviens, mais j’ai pu le constater par moi-même lorsque j’ai assisté à la petite fête organisée pour ma mère péruvienne. Toute la famille était présente, il y avait un gros repas organisé et tout le monde avait apporté un présent. Lors d’une des formations pré-départ, les coordonnatrices nous ont recommandé d’acheter un cadeau pour notre mère péruvienne et bien sûr, d’être présent dans la famille lors de cette journée. J’ai donc acheté une boîte de chocolats et une carte de souhaits. Dans cette dernière, j’ai écris un petit mot en espagnol. Ma mère péruvienne a semblé être très contente de ma petite attention, même beaucoup plus que ma propre mère l’aurait été au Québec.
9 mai 2010
Constatations en ce qui concerne la culture péruvienne
La langue parlée est bien évidemment l’espagnol. La religion semble très importante pour ma famille, je ne crois pas que leur âge avancé y soit pour quelque chose, car même leurs enfants d’une trentaine d’année semblent très pratiquants. Ils sont catholiques. Au niveau des valeurs importantes, la famille semble occupée la première place dans l’échelle d’importance. Ils sont très proches dans le cercle familial et sont toujours près à s’entraider. Le cercle familial semble s’étendre assez loin. Il inclut les frères et sœurs, les cousins et cousines, les enfants de ces derniers, les amis et leurs enfants, les voisins, etc. La distance hiérarchique semble faible, dans une organisation lorsque les relations ont lieu entre des universitaires, mais beaucoup plus élevée lorsque des gens avec peu d’éducation sont présents. Le contrôle de l’incertitude est faible. Les gens du Pérou aiment vivre au jour le jour et profiter du moment présent. La société semble beaucoup plus collectiviste de ce que j’en retiens avec ma famille d’accueil. Les gens accordent beaucoup d’importance au groupe d’individus, la vie personnelle et la vie professionnelle sont confondues, les gens essaient de ne pas heurter autrui et ils sont très loyaux. Également, la société semble avoir une orientation beaucoup plus féminine. C’est-à-dire, les relations humaines occupent une très grande place, les gens usent de modestie et d’intuition, il y a un grand sens social et un grand souci d’autrui.
14 mai 2010
Adaptation
Après quelques semaines, j’ai remonté la pente. J’ai appris à vivre avec le choc culturel. Je considère m’être bien adapté à la vie péruvienne, j’apprécie chaque moment de mon expérience ici en sachant que les jours passent vite et que je veux en profiter autant qu’il en est possible. La semaine s’est bien passée. La seule chose qui m’a choqué c’est la matière qu’on voit en classe. On nous montre surtout tout ce qui est relié aux nationalités, j’aimerais apprendre plus de vocabulaires utiles et plus de verbes. Il semblerait que les professeurs doivent suivre un mode d’enseignement préétablit sans pouvoir y déroger selon ce qu’ils nous ont dit. C’est peut-être un exemple de relation hiérarchique rigide dans ce cas particulier.
21 mai 2010
La vie Péruvienne
Je suis totalement tombée en amour avec le mode de vie péruvien. J’adore ma famille. J’adore me lever chaque matin et manger des fruits frais à mon réveil, passer une heure dans le combi pour aller à l’école, j’adore la présence des gardes à l’entrée de l’école, j’adore ce que ma famille me prépare pour le diner et pour le souper, j’adore les activités qu’on pratique à l’extérieur de l’école et j’adore mes cours de danse en guise de mon activité individuelle. Lorsqu'on va à la cafétéria de l'école, il faut payer notre menu d'avance, je trouvais ça un peu lourd au début, mais je me suis habituée très vite et c'est devenu normal pour moi. Il y a aussi les négociations constantes avec les conducteurs de taxis et les petits marchands qui diffèrent du Canada, mais tout cela est devenu normal pour moi et j'adore ça. Je commence déjà à prédire que mon retour au Canada sera difficile et que je vivrai un choc culturel à mon retour.
28 mai 2010
La vie sociale
En venant au Pérou sous forme d’un groupe, on est souvent porté à passer beaucoup de temps ensemble et j’adore ça. Mais j’ai aussi la chance de m’être fais des amis péruviens. Ma mère d’accueil ma présenté un cousin péruvien il y a quelques semaines, il est super gentil et je passe beaucoup de temps avec lui. Il m’apprend beaucoup sur la culture et la vie péruvienne à Lima. Également, un soir de semaine, la fille d’une amie de la famille était à la maison pour passer du temps avec moi et on est devenu super proche. Elle vient à la maison régulièrement. Elle m’aide beaucoup à rencontrer des amis et amies originaire de Lima. Ma vie sociale péruvienne a pris un grand tournant il y a déjà quelques semaines. Mon cercle d’amis est très protecteur et s’assure de ma sécurité à chaque fois que je sors avec eux. Les stéréotypes et les préjugés que je pouvais avoir envers les péruviens sont maintenant transformés. Je m’attendais à ce que les gens soient très proches les uns des autres, mais vivre une telle expérience en faisant partie d’un groupe est exceptionnel.
6 Juin 2010
Déjà la fin des cours d'espagnol
En raison d’une mesure de pression de la Catolica, les cours d’espagnol ont été abrégés. Il semblerait que le prix demandé par la Catolica pour les cours d’espagnol ait été démesurément supérieur au prix habituel et donc aux prévisions de l’Université Laval. Nous, les étudiants, avons donc été la cible de mésentente entre les deux entités et nous nous sommes sentis très mal à l’aise dans la situation. La Catolica n’a pas mis des gants blancs pour nous annoncer la
cession des cours.
Autre que cela, la semaine s’est bien passée. On a eu du temps libre pour étudier pour l’examen final. J’ai aussi profité de l’occasion pour aller au cinéma avec la femme de ménage permanente de la maison. Elle n’a que 17 ans et n’était jamais allée au cinéma de sa vie. Je l’ai donc invité à ce joindre à moi. Je l’ai laissé choisir le film. Elle semblait très excitée de cette sortie. Au final, elle a adoré sa première expérience au cinéma et m’a grandement remercié. Le lendemain, ma famille d’accueil m’a aussi remercié de me soucier autant de cette petite fille. Il est important de mentionner que je la considère comme ma sœur péruvienne et non comme une employée de la maison. Je la traite donc ainsi dans mes rapports quotidiens avec elle.
11 juin 2010
L’intégration
Selon mes lectures des acétates du cours d’Égide, je peux constater qu’il y a 3 stratégies possibles pour faciliter les relations entre des membres de différentes cultures. Il y a l’acculturation, l’intégration et le laisser-faire. Dans notre cas, l’Université Laval a misé sur l’intégration en s’assurant de nous former sur la culture péruvienne avant notre départ, en organisant des activités nous mettant en relation avec la culture et l’histoire à Lima, en organisant des voyages de groupe à l’extérieur de Lima, en nous invitant à choisir des activités individuelles en présence de péruviens, etc. Les voyages de groupe à l’extérieur de la ville ont été une bonne manière de nous mettre d’avantage en contact avec la vie péruvienne de la majorité des habitants du pays.
17 juin 2010
Ma famille et leur relation avec la société
Ma famille d’accueil possède une organisation visant à aider les gens démunis au niveau de la santé. Ils sont très présents pour ces personnes et me parle beaucoup de leurs activités organisationnelles. Sans le savoir, ils m’ont sensibilisé à aider ces pauvres gens. Depuis mon arrivée à Lima, je m’assois pratiquement à chaque soir avec la petite fille qui prend soin de la maison et je l’aide à apprendre l’anglais et en retour, sans que je lui ais demandé, elle m’aide avec l’espagnol. C’est une expérience très enrichissante.
24 juin 2010
Le vol de mes vêtements
Dernièrement, je me suis rendue compte que certains morceaux de vêtement disparaissaient. Je ne savais pas trop comment aborder le sujet avec ma famille, j’ai donc demandé conseil aux coordonnatrices et j’ai finalement lancé la conversation. Depuis mon arrivée, je suis au courant qu’on doit s’adapter à la culture péruvienne et non demander à notre famille de s’adapter à nous. J’ai donc abordé le sujet d’une manière très pacifique en accusant personne et en utilisant des mots bien choisis pour m’assurer de ne pas choquer personne et de ne pas faire « perdre la face » à personne. Ma famille a bien réagi, ils ont cherché dans la maison pour s’assurer que mes vêtements n’avaient pas simplement été égaré au lavage, pour finalement se rendre compte qu’ils avaient probablement été volé par une personne qui s’occupe de la maison. Il y a tellement des gens différents à chaque semaine qui viennent à la maison pour la nettoyer ou pour la réparer qu’un coupable ne pouvait être défini, mais ce n’est pas ce que je cherchais à faire à la base. Je n’ai jamais récupéré mes vêtements, mais après tout, ce n’est que du tissu et les gens qui les ont pris en ont probablement plus besoin que moi.
27 juin 2010
Mon retour au Québec…
Quel choc j’ai vécu à mon retour… Normalement, selon la courbe normale, chaque personne vit une « lune de miel » à son retour pour finalement vivre un choc culturel plus tard. Cependant, je me suis si bien adapté à ma vie péruvienne que j’y serais restée. Je n’avais pas hâte de revenir au Canada et j’ai donc trouvé ma première semaine très difficile. Je commence à retrouver mes vieilles habitudes, mais mon expérience au Pérou restera à jamais gravée dans ma mémoire. Le retour est difficile parce que mes proches me posent quelques questions la première journée, ils veulent voir mes photos pour me faire plaisir et ensuite, s’attendent à ce que je retrouve immédiatement ma routine et à ce que je continue à vivre ma vie normalement. Je les sens si peu ouvert d’esprit, mais je ne peux pas les blâmer, parce qu’ils n’ont pas vécu la même expérience que moi. J’essais donc de rester le plus possible en contact avec les personnes du groupe, parce qu’avec eux, je peux discuter de mon expérience en sachant qu’ils comprennent.
Néanmoins, je me sens grandi de ces quelques mois à l’étranger et j’ai déjà hâte à ma prochaine aventure à l’internationale.
14 juillet 2010
Au cours de ma vie, j’ai participé à plusieurs échanges à l’extérieur de la province ou même à l’intérieur de d’autres pays. Je suis déjà au courant de la courbe de l’expatriation et du choc culturel vécu à l’étranger. Je participe donc à toutes les rencontres pré-départ organisées par l’université et je me renseigne beaucoup sur le Pérou afin d’amoindrir mon choc à l’étranger.
30 avril 2010
Mon arrivée…!
Les infrastructures de l’aéroport m’ont épatées pour un pays considéré comme étant pauvre. Les familles d’accueil nous attendaient à notre arrivée au Pérou. Dans mon cas, c’est le fils (Renzo) de ma famille accompagné de son épouse (Angie) qui sont venus me chercher parce que mes parents d’accueil sont trop âgés et ne peuvent conduire le soir. Mon arrivée n’a pas été trop éprouvante, car j’ai pu parler en anglais (langue que je connais très bien) avec Renzo et Angie dans l’auto sur le trajet en direction vers la maison. Ils m’ont informé de certaines choses concernant Lima. Ils m’ont dit qu’il n’y avait pas de Wal-Mart et que la chaîne de magasins Wong possédait des caractéristiques similaires à celles de Wal-Mart. Déjà en entendant le nom de ce nouveau magasin pour moi, je ne comprenais pas pourquoi il avait une sonorité aussi asiatique dans un pays où l’espagnol règne. Également, ils m’ont parlé des « CHIFA ». J’ai su que ce mot était utilisé pour désigner tout restaurant offrant de la nourriture asiatique, qu’il soit bas de gamme ou haut de gamme. On est finalement arrivé à la maison et j’ai pu rencontrer ma famille. Il y a eu le moment pour les salutations, je sentais déjà qu’ils étaient très affectueux et que le touché était très important pour eux parce qu’ils m’ont tout de suite enlacé et pris par le bras. Ce moment a été leur première intrusion dans mon espace personnel. Il était 2 heures du matin et ma mère d’accueil a quand même pris le temps de prendre des photos de moi avec eux. Ils m’ont ensuite fait visiter la maison et m’ont présenté ma chambre. Il y avait une belle pancarte sur la porte me souhaitant la bienvenue.
1er mai 2010
Ma première journée
La nuit a été difficile. Lorsque je me suis couchée, j’ai pu constater les bruits incessant de la ville, les klaxons, la musique des voisins juste sous ma fenêtre de chambre, les chiens qui jappent en plein milieu de la nuit, etc. J’ai vite compris que j’avais besoin de bouchons pour mieux dormir. Suite à la nuit plutôt courte que je viens de passer, je me sens un peu fatiguée, mais le beau soleil présent à l’extérieur est assez pour me rendre de bonne humeur. Je suis un peu mal à l’aise, je ne sais pas trop quoi dire à ma famille en me levant, je ne sais pas parler l’espagnol. Je prends donc mon courage à deux mains, je m’habille et je descends en bas pour affronter le deuxième contact avec ma famille. Tout se passe bien finalement, on parle par signe… Ils me montrent mon déjeuné sur la table de la cuisine. Après le repas, ils me montrent les clés de la voiture et me disent quelque chose en espagnol que je n’ai pas pu comprendre. Finalement ils essayaient de me dire qu’ils m’emmenaient au centre de Lima pour me montrer la Place des armes. En arrivant au centre de Lima, ma mère péruvienne laisse mon père péruvien et moi-même débarquer de la voiture, puis elle va la garer. Quel choc… mon père péruvien me prend la main et on commence à marcher pour se rapprocher du parlement pour le changement de garde. Il tient ma main comme ça jusqu’au moment où ma mère péruvienne parvient à nous retrouver. Plus tard, mes parents me disent encore quelque chose en espagnol que je ne comprends pas, ils se mettent à marcher, alors je les suis. Puis, on prend place dans un « combi », c’est ma première expérience dans ce mode de transport, alors je trouve ça très excitant. Finalement, le combi nous emmène sur le top d’une montagne jusqu’à la croix du Saint Christobal. Plus tard, on va manger au restaurent avec Renzo et Angie et après ces derniers viennent avec moi au centre commercial pour que je m’achète un cellulaire. Le trafic de Lima a été un des éléments qui m’a perturbé le plus au court de cette journée. Je ne comprenais pas comment ma mère péruvienne âgée pouvait arriver à manier son véhicule dans un trafic aussi infernal.
2 mai 2010
Deuxième Journée
À 9 heures du matin, la femme de ménage de la maison a été envoyée à ma chambre pour me réveiller. Je n’en croyais pas mes yeux. J’avais un besoin de sommeil intense et je me demandais si cette situation allait se reproduire à chaque matin de la fin de semaine. Il y avait de la visite d’Italie lorsque je suis descendue en bas. J’ai donc pris mon petit déjeuné avec eux. Je commence déjà à remarquer que ma famille ne mange aucun repas le soir pour le souper, leur dernier repas de la journée a lieu vers 3heures de l’après-midi. Déjà je me dis à moi-même que je vais perdre du poids ici à manger aussi peu. J’ai faim! Je suis un peu stressée pour la première semaine de cours, j’espère que tout va bien se passer.
3 mai 2010
Première journée de cours
L’école des langues qui nous accueille est très moderne, je suis très surprise de cela. Je me rends compte que j’avais beaucoup de préjugés sur le Pérou avant d’arriver. On a eu un test de classement. L’école semble démontrer un bon sens de l’organisation. Je crois être en plein dans la phase de lune de miel de la courbe de l’expatriation. Ma famille me plait, la ville est superbe, l’école surpasse mes attentes, le coût de la vie est bas donc je peux me permettre pleins de folies, etc. Tout est parfait pour l’instant, je sens que mon expérience péruvienne va être des plus enrichissantes!
4 mai 2010
Après la première semaine
Je crois déjà être dans la phase de la courbe du choc culturel. La visite d’Italie a resté à la maison une bonne partie de la semaine. Les petits enfants des gens d’Italie crient et courent dans la maison jusqu’à minuit le soir, c’est très difficile à accepter. Au cours d’une nuit, lorsque ces gens en visite avaient finalement quitté la maison, je me suis levée en plein milieu de la nuit pour aller me chercher quelque chose à manger dans la cuisine et je me suis rendue compte qu’il y avait un homme couché sur le sofa du salon. Il m’est totalement inconnu, il semblerait qu’il soit le frère de ma mère péruvienne. Un matin de la semaine, à mon réveille, j’ai été face à une fille totalement inconnue qui avait passée la nuit à la maison aussi, il semblerait qu’elle soit une amie de la famille. À chaque soir, il y a des gens différents qui passent à la maison pour rendre visite. Je réalise que ma famille d’accueille à un cercle d’amis et de connaissances très proche. C’est très différent pour moi.
7 mai 2010
La fête des mères
On nous avait dit que cette fête était très importante pour les péruviens, mais j’ai pu le constater par moi-même lorsque j’ai assisté à la petite fête organisée pour ma mère péruvienne. Toute la famille était présente, il y avait un gros repas organisé et tout le monde avait apporté un présent. Lors d’une des formations pré-départ, les coordonnatrices nous ont recommandé d’acheter un cadeau pour notre mère péruvienne et bien sûr, d’être présent dans la famille lors de cette journée. J’ai donc acheté une boîte de chocolats et une carte de souhaits. Dans cette dernière, j’ai écris un petit mot en espagnol. Ma mère péruvienne a semblé être très contente de ma petite attention, même beaucoup plus que ma propre mère l’aurait été au Québec.
9 mai 2010
Constatations en ce qui concerne la culture péruvienne
La langue parlée est bien évidemment l’espagnol. La religion semble très importante pour ma famille, je ne crois pas que leur âge avancé y soit pour quelque chose, car même leurs enfants d’une trentaine d’année semblent très pratiquants. Ils sont catholiques. Au niveau des valeurs importantes, la famille semble occupée la première place dans l’échelle d’importance. Ils sont très proches dans le cercle familial et sont toujours près à s’entraider. Le cercle familial semble s’étendre assez loin. Il inclut les frères et sœurs, les cousins et cousines, les enfants de ces derniers, les amis et leurs enfants, les voisins, etc. La distance hiérarchique semble faible, dans une organisation lorsque les relations ont lieu entre des universitaires, mais beaucoup plus élevée lorsque des gens avec peu d’éducation sont présents. Le contrôle de l’incertitude est faible. Les gens du Pérou aiment vivre au jour le jour et profiter du moment présent. La société semble beaucoup plus collectiviste de ce que j’en retiens avec ma famille d’accueil. Les gens accordent beaucoup d’importance au groupe d’individus, la vie personnelle et la vie professionnelle sont confondues, les gens essaient de ne pas heurter autrui et ils sont très loyaux. Également, la société semble avoir une orientation beaucoup plus féminine. C’est-à-dire, les relations humaines occupent une très grande place, les gens usent de modestie et d’intuition, il y a un grand sens social et un grand souci d’autrui.
14 mai 2010
Adaptation
Après quelques semaines, j’ai remonté la pente. J’ai appris à vivre avec le choc culturel. Je considère m’être bien adapté à la vie péruvienne, j’apprécie chaque moment de mon expérience ici en sachant que les jours passent vite et que je veux en profiter autant qu’il en est possible. La semaine s’est bien passée. La seule chose qui m’a choqué c’est la matière qu’on voit en classe. On nous montre surtout tout ce qui est relié aux nationalités, j’aimerais apprendre plus de vocabulaires utiles et plus de verbes. Il semblerait que les professeurs doivent suivre un mode d’enseignement préétablit sans pouvoir y déroger selon ce qu’ils nous ont dit. C’est peut-être un exemple de relation hiérarchique rigide dans ce cas particulier.
21 mai 2010
La vie Péruvienne
Je suis totalement tombée en amour avec le mode de vie péruvien. J’adore ma famille. J’adore me lever chaque matin et manger des fruits frais à mon réveil, passer une heure dans le combi pour aller à l’école, j’adore la présence des gardes à l’entrée de l’école, j’adore ce que ma famille me prépare pour le diner et pour le souper, j’adore les activités qu’on pratique à l’extérieur de l’école et j’adore mes cours de danse en guise de mon activité individuelle. Lorsqu'on va à la cafétéria de l'école, il faut payer notre menu d'avance, je trouvais ça un peu lourd au début, mais je me suis habituée très vite et c'est devenu normal pour moi. Il y a aussi les négociations constantes avec les conducteurs de taxis et les petits marchands qui diffèrent du Canada, mais tout cela est devenu normal pour moi et j'adore ça. Je commence déjà à prédire que mon retour au Canada sera difficile et que je vivrai un choc culturel à mon retour.
28 mai 2010
La vie sociale
En venant au Pérou sous forme d’un groupe, on est souvent porté à passer beaucoup de temps ensemble et j’adore ça. Mais j’ai aussi la chance de m’être fais des amis péruviens. Ma mère d’accueil ma présenté un cousin péruvien il y a quelques semaines, il est super gentil et je passe beaucoup de temps avec lui. Il m’apprend beaucoup sur la culture et la vie péruvienne à Lima. Également, un soir de semaine, la fille d’une amie de la famille était à la maison pour passer du temps avec moi et on est devenu super proche. Elle vient à la maison régulièrement. Elle m’aide beaucoup à rencontrer des amis et amies originaire de Lima. Ma vie sociale péruvienne a pris un grand tournant il y a déjà quelques semaines. Mon cercle d’amis est très protecteur et s’assure de ma sécurité à chaque fois que je sors avec eux. Les stéréotypes et les préjugés que je pouvais avoir envers les péruviens sont maintenant transformés. Je m’attendais à ce que les gens soient très proches les uns des autres, mais vivre une telle expérience en faisant partie d’un groupe est exceptionnel.
6 Juin 2010
Déjà la fin des cours d'espagnol
En raison d’une mesure de pression de la Catolica, les cours d’espagnol ont été abrégés. Il semblerait que le prix demandé par la Catolica pour les cours d’espagnol ait été démesurément supérieur au prix habituel et donc aux prévisions de l’Université Laval. Nous, les étudiants, avons donc été la cible de mésentente entre les deux entités et nous nous sommes sentis très mal à l’aise dans la situation. La Catolica n’a pas mis des gants blancs pour nous annoncer la
cession des cours.
Autre que cela, la semaine s’est bien passée. On a eu du temps libre pour étudier pour l’examen final. J’ai aussi profité de l’occasion pour aller au cinéma avec la femme de ménage permanente de la maison. Elle n’a que 17 ans et n’était jamais allée au cinéma de sa vie. Je l’ai donc invité à ce joindre à moi. Je l’ai laissé choisir le film. Elle semblait très excitée de cette sortie. Au final, elle a adoré sa première expérience au cinéma et m’a grandement remercié. Le lendemain, ma famille d’accueil m’a aussi remercié de me soucier autant de cette petite fille. Il est important de mentionner que je la considère comme ma sœur péruvienne et non comme une employée de la maison. Je la traite donc ainsi dans mes rapports quotidiens avec elle.
11 juin 2010
L’intégration
Selon mes lectures des acétates du cours d’Égide, je peux constater qu’il y a 3 stratégies possibles pour faciliter les relations entre des membres de différentes cultures. Il y a l’acculturation, l’intégration et le laisser-faire. Dans notre cas, l’Université Laval a misé sur l’intégration en s’assurant de nous former sur la culture péruvienne avant notre départ, en organisant des activités nous mettant en relation avec la culture et l’histoire à Lima, en organisant des voyages de groupe à l’extérieur de Lima, en nous invitant à choisir des activités individuelles en présence de péruviens, etc. Les voyages de groupe à l’extérieur de la ville ont été une bonne manière de nous mettre d’avantage en contact avec la vie péruvienne de la majorité des habitants du pays.
17 juin 2010
Ma famille et leur relation avec la société
Ma famille d’accueil possède une organisation visant à aider les gens démunis au niveau de la santé. Ils sont très présents pour ces personnes et me parle beaucoup de leurs activités organisationnelles. Sans le savoir, ils m’ont sensibilisé à aider ces pauvres gens. Depuis mon arrivée à Lima, je m’assois pratiquement à chaque soir avec la petite fille qui prend soin de la maison et je l’aide à apprendre l’anglais et en retour, sans que je lui ais demandé, elle m’aide avec l’espagnol. C’est une expérience très enrichissante.
24 juin 2010
Le vol de mes vêtements
Dernièrement, je me suis rendue compte que certains morceaux de vêtement disparaissaient. Je ne savais pas trop comment aborder le sujet avec ma famille, j’ai donc demandé conseil aux coordonnatrices et j’ai finalement lancé la conversation. Depuis mon arrivée, je suis au courant qu’on doit s’adapter à la culture péruvienne et non demander à notre famille de s’adapter à nous. J’ai donc abordé le sujet d’une manière très pacifique en accusant personne et en utilisant des mots bien choisis pour m’assurer de ne pas choquer personne et de ne pas faire « perdre la face » à personne. Ma famille a bien réagi, ils ont cherché dans la maison pour s’assurer que mes vêtements n’avaient pas simplement été égaré au lavage, pour finalement se rendre compte qu’ils avaient probablement été volé par une personne qui s’occupe de la maison. Il y a tellement des gens différents à chaque semaine qui viennent à la maison pour la nettoyer ou pour la réparer qu’un coupable ne pouvait être défini, mais ce n’est pas ce que je cherchais à faire à la base. Je n’ai jamais récupéré mes vêtements, mais après tout, ce n’est que du tissu et les gens qui les ont pris en ont probablement plus besoin que moi.
27 juin 2010
Mon retour au Québec…
Quel choc j’ai vécu à mon retour… Normalement, selon la courbe normale, chaque personne vit une « lune de miel » à son retour pour finalement vivre un choc culturel plus tard. Cependant, je me suis si bien adapté à ma vie péruvienne que j’y serais restée. Je n’avais pas hâte de revenir au Canada et j’ai donc trouvé ma première semaine très difficile. Je commence à retrouver mes vieilles habitudes, mais mon expérience au Pérou restera à jamais gravée dans ma mémoire. Le retour est difficile parce que mes proches me posent quelques questions la première journée, ils veulent voir mes photos pour me faire plaisir et ensuite, s’attendent à ce que je retrouve immédiatement ma routine et à ce que je continue à vivre ma vie normalement. Je les sens si peu ouvert d’esprit, mais je ne peux pas les blâmer, parce qu’ils n’ont pas vécu la même expérience que moi. J’essais donc de rester le plus possible en contact avec les personnes du groupe, parce qu’avec eux, je peux discuter de mon expérience en sachant qu’ils comprennent.
Néanmoins, je me sens grandi de ces quelques mois à l’étranger et j’ai déjà hâte à ma prochaine aventure à l’internationale.
14 juillet 2010
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